LE CIRCUIT COURT, SANS COURT-CIRCUIT

LE CIRCUIT COURT, SANS COURT-CIRCUIT

LE CIRCUIT COURT, SANS COURT-CIRCUIT

Origine France, Italie, Espagne, parfois UE... Un nom de pays est-il vraiment une origine clairement identifiée? Le nom du village voisin ou du GAEC local n'est-il pas plus rassurant, plus fiable?

Le circuit court, selon sa définition officielle, est un circuit de distribution alimentaire comprenant zéro ou un intermédiaire. Nombre de producteurs qui tiennent à ce principe vendent en direct tout ou partie de leur production (à la ferme, sur les marchés, en magasin de producteurs, etc.), retrouvant ainsi le plaisir du lien avec le consommateur et celui d'accompagner la production de la terre à l'assiette.

Pour autant, si distribuer soi-même est gratifiant, certains d'entre eux en sont revenus, pour deux raisons principales: le manque de temps et/ou le manque d'appétences commerciales. Cumuler les métiers de producteur et de distributeur n'est en effet pas donné à tout le monde, bien que l'historique de la relation producteurs/grands-distributeurs ait motivé le monde agricole à retrouver son autonomie et à se méfier de la grande distribution, souvent à raison! Le circuit-court n'a donc pas forcement vocation à court-circuiter le revendeur, chaînon parfois essentiel. Et quitte à jouer les hérétiques, on peut même affirmer que le grossiste, dans certains cas, a sa place. Comment, sans lui, se procurer ce qu'on ne produit pas localement? (Nous parlerons dans un prochain article du manque d'autonomie alimentaire d'une ville comme Annecy...). Ce qu'on peut remettre en cause en revanche, c'est son utilisation systématique et l'opacité de certains grossistes quant à l'origine et à la qualité des produits. En conséquence de quoi, comme les épices d'une bonne recette, ils doivent être sélectionnés avec exigence et utilisés avec parcimonie!