CONSOMMER LOCAL

CONSOMMER LOCAL

CONSOMMER LOCAL

Consommer local, c'est se procurer les denrées que l'on souhaite en achetant au plus proche. C'est revenir aux bonnes habitudes de consommation du temps jadis, où l'échelle géographique de nos vies n'était pas la même qu'aujourd'hui, bien avant la mondialisation exacerbée de nos modes de production et de consommation. C'est l'occasion de connaître le produit et son producteur, de favoriser une production artisanale, saine pour la santé et l'environnement, et d'avoir un peu meilleure conscience! C'est aussi renforcer le tissu économique local, celui qui se déchire à cause de la concurrence déloyale que lui impose le monde globalisé.

La rumeur circule que manger local, bio et artisanal, serait plus cher. Mais plus cher que quoi exactement? Puisque c'est aussi un peu meilleur, un peu plus cohérent, un peu plus nourrissant, un peu plus vitaminé, un peu moins calibré et traité qu'un produit issu d'une exploitation industrielle géante et intensive de l'autre bout du monde, produit qui devrait nous rassasier, mais qui n'a lui-même pas eu le temps de se nourrir avant d'être traité, ramassé, calibré, conservé, transporté, exporté, abîmé, et enfin vendu...

A ce propos, quand on s'intéresse un peu au sujet, on lit ça-et-là que certains économistes, au paradigme très libéral, nous mettent en garde: consommer local serait une fausse bonne idée, du fait notamment de la réduction des échanges commerciaux nationaux et internationaux, et de l'augmentation des prix qui pourrait en résulter. Mais n'est-ce pas précisément l'objectif? Retrouver le prix juste? Réduire l'impact environnemental de notre alimentation? A-t-on vraiment envie d'exploitations géantes dont on a régulièrement l'exemple de l'aberration écologique, sociale et sanitaire qu'elles deviennent mécaniquement?

Et même, au-delà de tous ces arguments, il s'agît simplement de réenchanter nos vies... de savoir ce que sont les choses et d'où elles viennent, comme on veut savoir qui nous sommes et d'où nous venons. Il s'agît aussi de ne plus se désintéresser du fonctionnement du système économique dans lequel nous vivons, et d'en être acteur, plutôt que de remettre sans cesse des pièces dans la machine sans comprendre pourquoi l'on perd à tous les coups.